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Écrit par Kalishiva
Avis - 17 avril 2016

Pole dance : 2 ans et demi de passion

C’est avec joie que je vais vous parler de l’une de mes plus grandes passions aujourd’hui : la pole dance.

Je vais partager ici mes impressions, mes conseils, et surtout ce à quoi vous devez vous attendre avant de commencer à faire frotti frotta avec la barre de fer !

Tout a commencé le 15 octobre 2013 lorsque j’ai pris mon premier cours avec une amie qui voulait en faire depuis quelques années déjà, sans jamais avoir osé franchir le pas.

J’avais lu au hasard des forums, sites et groupes facebook des « ça rend addict », « on progresse vite ». Et bien oui, je suis bien accro. J’y pense tout le temps ou presque. La pole a un côté euphorisant et je m’y sens bien. Je m’y sens tellement bien que j’ai décidé de tout faire pour progresser un max et en faire mon métier. Alors oui, pas évident, parce qu’entre temps, j’ai trouvé un job assez physique en parallèle, mais comme on dit, « No pain no gain », et surtout patience et persévérance.

Rentrons dans le vif du sujet !

Si tu es normalement constitué (et si aussi, comme moi, tu n’as jamais fait de sport ou d’activité physiquoludique dans ta plus tendre enfance), tu sais dès le premier cours que ça va être difficile, que ça demande beaucoup. Tu regardes moultes vidéos de championnats, des shows, tout a l’air tellement simple… Puis tu arrives, on te demande de te tracter, sans élan, et tu ne décolles pas d’un pouce.

Mais pas de panique !!

Ce qu’il faut savoir avant de se lancer :

La pole, c’est accessible à tous :

J’ai commencé après 2 mois de fitness, mais j’avais une condition physique au ras des pâquerettes. J’ai 29 ans tout frais et ai commencé la pole à 26 ans. Je connais une amie poleuse dont la fille pole depuis ses 3 ans, mais également une championne de 65 ans avec un corps de fou .

Enfin, voilà : si l’on se donne un minimum de moyens (être passionné et s’éclater, tout simplement), on progresse vite, très vite. Il n’y a pas d’âge pour commencer et avoir un bon niveau qui plus est.

Bien sûr, ne vous attendez pas à faire des figures de folie dès le début (sauf si vous avez déjà de bons abdominaux et des bras musclés).

La pole, c’est une véritable discipline sportive, mais n’ayez pas peur !

On parle d’entraînement car il est question de performance physique. Ce n’est pas « juste » un travail sur la silhouette (bien que ça la fait énormément travailler !!). Ce n’est pas forcément associé à du striptease. Il faut savoir que c’est un sport et, comme tout sport, la pole nécessite beaucoup d’énergie et d’entraînement.

Il faut être régulier et surtout patient ! La pole, ça demande de la volonté, de laisser ses peurs aux vestiaires et d’oser lâcher prise (au sens propre comme au figuré), avec un binôme, ou tapis, afin d’éviter les potentielles chutes…

La pole, c’est tellement le kiffe que l’on ne sent même pas que l’on travaille à fond ses abdominaux, jambes, bras (bon, si, les bras, quand même). On s’amuse et on aimerait pouvoir faire certaines figures parce que c’est juste magnifique. Alors un cours par semaine ça ne suffit pas. On y pense sans arrêt… On pense à de nouvelles figures, on a hâte de passer ses premières tractions, de gagner en force, yeah baby !

Alors je conseille au minimum 2 cours par semaine (c’est très bien ça, déjà !). Parce que, quand même, la pole, ça use !

En deux mots : être persévérant et passionné.

Pensez vraiment à bien vous échauffer et à vous hydrater avant, pendant et après l’entraînement. Pensez également à travailler les deux bras (et pas que le bras de force). Après, vous allez ressembler à ça :

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Cela évitera au mieux les tendinites, déchirures musculaires, etc. Si vous ressentez quelques douleurs, allez-y mollo et n’hésitez pas à faire des cataplasmes d’argile verte pour la nuit et de vous masser avec une potion magique naturelle anti-bobo (à base d’huile végétale de millepertuis, d’huiles essentielles de gaulthérie couchée, de menthe poivrée et d’eucalyptus citronné) !

La pole, ça donne des bleus.

Je n’arrête pas de voir des personnes demandant comment faire pour ne plus avoir de bleus. En pole on tape la peau contre une grosse barre bien dure donc oui, ça fait mal et ça donne des bleus, mais c’est le jeu et ça va passer ! La peau va s’habituer (ou pas).

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Il est possible aussi de ne pas avoir de bleus si l’on n’est pas du genre à marquer. Certaines peaux marquent plus que d’autres mais globalement, c’est quand même censé disparaître.

La douleur d’un bleu, personnellement, est supportable. Je brandis même chaque bleu comme un trophée ! Cela veut dire que je bosse dur ! Je vois bien également mes points d’accroche et d’appui pour telle et telle figure. Parfois, en reliant mentalement les « points bleutés », je vois bien où la barre était placée !

La pole, ça brûle.

Ça, c’est bien le pire pour moi. Mais encore une fois, c’est le jeu

A chaque fois que l’on travaille un nouveau grip, ça brûle ! Par grip j’entends une partie du corps qui « grip », autrement dit qui « colle » à la barre. C’est pour ça qu’on déconseille le port de leggings ou autres vêtements qui couvrent le corps, car c’est notre peau qui nous maintient sur la barre.

L’intérieur des cuisses, des genoux, des aisselles, des coudes, du ventre.

Je dis le pire car on peut être sûre que pour chaque nouveau type de figure, il va falloir passer par la case « ça chauffe ! ». Tant que ça ne brûle pas (sauf si encore une fois, on est insensible à la douleur), c’est que le grip est mauvais et que donc la figure n’est pas très bien faite. En tout cas, la plupart du temps.

Alors nous sommes condamnés à ressentir des brûlures pour pas mal de figures. Mais, tout comme les bleus, la peau s’habitue et les brûlures disparaissent également (ou du moins deviennent supportables).

Il faut alors passer outre. Sinon, vous allez avoir du mal à avancer.

La pole, ça demande de la souplesse, mais à chacun ses possibilités.

Combien de belles figures nécessitent un beau grand écart ou une souplesse du dos afin d’être belles ou même « simplement » réussies ? Je pense notamment à la Machine Gun, au Rainbow Marchenko, au Jade.

Et le floorwork, ces fameux mouvements de danse au sol, plus ou moins sexy. Ce roulement du bassin. Ces « Body Rolls ». Là aussi ça demande de la souplesse si l’on souhaite que ce soit un minimum gracieux.

Pensez à bien vous échauffer avant le stretching. Une déchirure musculaire est vite arrivée. De plus, pensez également à bien respirer et à « pousser » uniquement lors de l’expiration. Pensez à inspirer tout de même;)

Ne forcez pas et surtout détendez-vous.

« No Pain no Gain », je suis d’accord pour le sport. Bleus, brûlures, muscles qui chauffent. Mais pas en stretching. Il faut vraiment bichonner son petit corps, mais ne pas le laisser vous prendre pour un idiot, non plus : il faut trouver l’équilibre entre dépasser ses limites et ne pas se faire mal. Pas toujours facile.

Alors un jour, un écart pointe son nez et tu en pleures de joie parce que jamais tu pensais que ton corps pouvait un jour faire ça !

La pole, ça demande de la grâce, de la sex’attitude, de la créativité et un sens du rythme.

Saviez-vous que l’on pouvait se faire mal à essayer d’onduler comme un véritable sex-symbol contre une barre ? Cela nécessite un véritable échauffement, un travail du bassin, de la souplesse, de la force dans les jambes (quadriceps) et fesses, et de tenir constamment sur la pointe des pieds.

Imaginez-vous être en squat et onduler telle une sirène, poitrine en avant et fesses en arrière. En commençant le floorwork je ne m’attendais pas à autant de difficultés.

Encore un challenge, yes !

Si vous souhaitez faire des chorégraphies, spectacles, il faudra forcément amener un peu de danse (je parle de pole dance et non de pole fitness). Chacun ses objectifs, mais pour moi, la pole dance, ça nécessite un minimum de propos artistique et pas juste des figures super compliquées à faire. Alors il faut ressentir la musique, avoir son rythme dans la peau et bosser ses pointes de pieds (un pied flex va rendre la figure toute moche).

J’ai vu une très belle photo d’Oona Kivela, championne internationale de pole dance, qui dit (traduction inside) : « Entraîne-toi comme un athlète, interprète comme un artiste ».

Je pense qu’il n’y a pas mieux pour exprimer ici mon propos.

La pole, ça demande un sens de l’équilibre.

Une descente de Crucifix inversé, un floorwork, ça demande de l’équilibre… Cela se travaille et l’on peut progresser assez rapidement, ça en devient euphorisant ! Le corps reprend tout à zéro. Il apprenait à se tenir debout quand vous étiez gamin, il apprend aujourd’hui à se tenir debout, mais le cœur au-dessus de la tête.

La pole, ça demande de la force.

Cela vient à force de s’entraîner. Il ne faut pas trop forcer et surtout être patient ! Trop s’entraîner peut être, comme pour tout sport, contreproductif (risques de blessures, de régression ou stagnation).

Bon, pas de panique non plus, il arrive aussi comme dans tout sport d’avoir des périodes de creux, et cela est NORMAL. Faites-vous surtout plaisir et n’abandonnez pas, croyez en vous.

Vous pouvez axer cette période « flasque » par un peu plus de souplesse par exemple.

La pole, malgré tout cela, ce n’est que du bonheur

La pole, ça booste la confiance en soi.

Tu t’amuses, tu vois ton corps changer, devenir plus tonique, tu prends l’habitude d’être en petite tenue devant d’autres élèves, la caméra, … Tu redécouvres certaines parties de ton corps. Tu regardes certaines photos et vidéos de tes entraînements et tu trouves ça beau. Tu es fier du chemin parcouru, tu prends petit à petit confiance en toi.

La pole, ça offre un corps de folie.

Un corps qui se dessine, s’affine, se raffermie, et se muscle, tranquillement (attention, 70% des efforts sont relatifs à l’alimentation et le reste au sport). Un entraînement de pole, c’est environ 800 kcal perdues (400 kcal par heure en moyenne). Poler, c’est faire de la musculation (fitness) et cardio en même temps. Un peu comme de l’Interval training pendant 1h30 à 2h !

La pole, ça désensibilise le corps face à la douleur.

Pas mal, non ?

La pole ça offre de la joie, de l’amour, de l’euphorie !!!

Photo : Thibault Felez

Photo : Thibault Felez

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui !

J’espère que ça vous a plu !

Bises polesques
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À propos de l'auteur

Kalishiva

J'ai commencé la pole dance le 15 octobre 2014 et en suis tombée accro. Après des hauts et des bas, quelques blessures, j'ai repris la pole de plus belle et ne veux plus jamais l'abandonner... Souhaitant partager ma passion au plus grand nombre, j'ai ouvert une chaîne youtube et une page facebook et ai donné des cours à domicile à des amies ainsi que des cours débutants et inter au studio Pole Fusion VA situé à Valenciennes (59). J'accentue actuellement mon travail sur la souplesse et la danse, afin de parfaire mes premières chorégraphies et pouvoir par la suite performer lors de soirées et événements divers.